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DyCo: Dynamiques Cognitives / Cognitive dynamics 

Thèmes de recherche:

Liages perceptifs de formes et de mouvements visuels 
Un ensemble de travaux psychophysiques, physiologiques et anatomiques indiquent qu’un stimulus visuel est analysé par un ensemble d'aires corticales distinctes, fortement interconnectées, spécialisées à des niveaux précoces dans le traitement de caractéristiques élémentaires. Dans ce contexte, tout stimulus co-active un ensemble de neurones d'une même aire et de neurones distribués dans différentes aires corticales, sélectifs aux caractéristiques de ce stimulus. Les projets développés dans l'équipe visent à élucider les mécanismes d'intégration, de segmentation et de sélection qui sous-tendent ce liage perceptif. Les dynamiques du liage font l'objet d'une attention particulière, dans la mesure où elles constituent des "signatures" potentielles des mécanismes physiologiques en jeu. Deux hypothèses sont plus particulièrement étudiées: elles concernent le rôle de la connectivité cortico-corticale entre neurones d'une même aire visuelle et la synchronisation temporelle des activités de neurones co-activés par un même stimulus distal. Dans cette perspective, l'étude des transitions entre une perception cohérente et intégrée d'objets en mouvement, et la perception incohérente et fragmentée de mouvements de ses parties semble pertinente et nous a conduit à développer des paradigmes originaux permettant de tester ces hypothèses.

For more information Contact Jean Lorenceau or Anne-Lise Paradis
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Couplage perception/action et interactions multimodales Retour icone
La coordination visuo-manuelle requiert un liage dynamique des informations perceptives et du contrôle sensorimoteur de l’action, et soulève la question des représentations spatiales multimodales -vision, proprioception, copie d'efférence- mises en jeu. On admet souvent que les traitements parallèles réalisés dans la voie ventrale et la voie dorsale sont impliqués dans une « vision pour la perception » et une « vision pour l’action » (e.g. Goodale et Millner, 1992). Cette ségrégation fonctionnelle paraît limitative et peu satisfaisante lorsqu'il s'agit de rendre compte de la modulation parallèle des performances perceptives, visuo-manuelles et oculomotrices. Une question ouverte est de savoir si ces traitements interagissent entre eux, à quel niveau, et comment le contexte visuo-moteur influence ces traitements ; de même, les indices de mouvement et de position sont-ils traités de la même manière selon le type de tâche visuo-motrices et le mode de contrôle qu’elles imposent ?


For more information Contact Jean Lorenceau 
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Attention spatiale et conscience perceptive

Il a longtemps été considéré que le rôle de l'attention était de sélectionner les stimuli pertinents. Dans cette optique, attention et conscience étaient considérées comme identiques, le contenu de la conscience perceptive étant assimilé au stimulus placé dans le champ de l'attention. Cette ambiguïté des relations entre conscience et attention se retrouve au niveau des mécanismes cérébraux qui seraient és dans la conscience et l'attention. Ainsi, un certain nombre de mécanismes ont été proposés comme base neurale de l'attention: l'activation du réseau fronto-pariétal, une amplification des signaux dans les aires sensorielles, la synchronisation oscillatoire dans la bande gamma. Ces mêmes mécanismes ont également été proposés comme base neurale de la conscience, en se basant sur d'autres expériences et modèles. Cette confusion signifie-t-elle que conscience perceptive et attention visuelle sont réellement identiques ? Ou bien plus simplement que l'interaction entre conscience et attention n'a pas été suffisamment étudiée en tant que telle ? Nous cherchons à dissocier les élats neuronaux de l'attention et de la conscience chez l'homme sain et chez le sujet hémianopique GY en MEG.

 

spotlight
Attention Sociale & Emotions  

Certains objets visuels sont aussi des objets sociaux. Il en est ainsi du visage, objet visuel simple par sa structure mais unique par la richesse des informations qu'il véhicule. Les expressions faciales et la direction du regard sont des signaux essentiels pour décoder l'état émotionnel d'un congénère, connaître l'objet sur lequel il porte son attention, et lui prêter des intentions. Comment ces signaux sont-ils décodés et intégrés par le cerveau humain ? A quel moment du traitement perceptif d'un visage, l'information concernant l'émotion qu'il exprime, la direction de son attention est-elle analysée ? Différentes recherches sont centrées sur ces questions. Nous étudions en particulier l'interaction entre orientation spatiale de l'attention induite par le regard et expressions faciales des émotions. Les processus attentionnels induits par l'observation de regards déviés sont-ils modulés par l'émotion exprimée par le visage ? De plus, parmi toutes les directions possibles du regard, celle qui établit un contact entre deux individus, c'est-à-dire le regard direct ou contact par le regard a la particularité d'engager les individus dans des processus d'attention mutuelle, sociale. La perception de regards directs est-elle en conséquence associée à des processus cognitifs et émotionnels spécifiques ? Enfin, nous nous intéressons à la reconnaissance des expressions faciales des émotions. La dynamique temporelle du traitement des émotions faciales positives et négatives est-elle la même ? Dépend-elle de l'état émotionnel du sujet ? Comment perception des émotions et reconnaissance des visages interagissent-elles ? Ces questions sont abordées à l'aide d'expériences comportementales et EEG-MEG.

For more information Contact Nathalie George

emotion

 

 

gaze

Apprentissage implicite / explicite  

Une grande part de nos apprentissages se fait sans le vouloir et sans même avoir conscience du savoir acquis. Pourtant, les connaissances acquises sans le savoir influencent profondément notre comportement cognitif et émotionnel. Elles pourraient être la base des intuitions, des choix non rationnels etc. Expérimentalement, nous étudions l'apprentissage implicite de la la structure spatiale de l'environnement visuel en MEG:

- A quel niveau les connaissances inconscientes influencent-elles le traitement cérébral? Si les influences inconscientes ont lieu dès les premières étapes de traitement (≤100 ms par exemple), alors les informations inconscientes sont probablement incorporées à tous les traitements neuronaux ultérieurs et aucune description objective de l'environnement n'est disponible. Si par contre les influences inconscientes se manifestent tardivement, au moment de la prise de décision par exemple, alors il doit être possible de contre-carrer volontairement ces influences inconscientes – en d'autre termes, il doit être possible d'exercer son libre arbitre.

- Par quels mécanismes les connaissances implicites sont-elles acquises? Dépendent-elles des mêmes structures et mécanismes que les connaissances explicites?

- Il est connu que les images familières sont préférées aux images nouvelles. Est-ce parce que ces images réfèrent à des connaissances implicites, ou bien tout simplement parce qu'elles ont été vues plus souvent?

 

implicit

 

 

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